Bates Motel 

En m’abonnant à Netflix, le mois dernier, j’ai découvert la série Bates Motel. Devenu accro, dès le début, j’ai dévoré les quatre saisons en seulement trois semaines. L’atmosphère, les intrigues et les jeux d’acteurs des personnages principaux m’ont tout de suite séduite. J’étais obligée de partager avec vous ma petite trouvaille télévisuelle sur le blog.

Mélange d’humour noir et de drame psychologique, la série revient sur l’adolescence de Norman Bates, le tueur schizophrène du film Psychose d’Alfred Hitchcock. Après une entrée en matière dramatique, ce préquel nous plonge dans la relation fusionnelle et malsaine qu’entretient Norman, 17 ans, avec sa mère Norma. Le lien qui unit les deux personnages principaux est dévoilé au fil des épisodes. On entre lentement dans la vie tumultueuse de ce couple mère-fils.


Le personnage de Norma, incarné par Vera Farmiga, est fascinant. Avec ses yeux bleus qui transpercent l’écran, cette mère, possessive et intrusive, passe son temps à protéger son rejeton de ses propres démons. On se pose alors l’éternelle question : en tant que mère devient-on responsable des erreurs et des choix de nos enfants ? Est-elle aussi impliquée que lui dans tous ces drames ? La jeune mère paumée se transforme au fil des saisons en mère autoritaire et manipulatrice qui culpabilise son fils. Mais agit-elle vraiment pour empêcher ce qui arrive ? Est-ce de sa faute ? Norman se transforme en cette Norma œdipienne à la fin de la saison 4.

Norman Bates se dévoile réellement à partir de la fin de la saison 3. Au début, le personnage est inoffensif voir même attachant. On a du mal à voir en lui le monstre qui tuera toutes ces femmes. L’acteur, qui incarne le personnage, Freddie Highmore, est le jeune anglais qui jouait dans Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton. C’est le jeune lycéen pas très beau qui séduit les filles par sa gentillesse et sa candeur. Il est le bon copain. Victime d’absences et de crises de violences, c’est un personnage torturé qui a du mal à grandir et à assumer sa sexualité. Au fil des épisodes, toute la compassion que l’on a pour lui, s’envolera pour laisser place à une certaine aversion. On se rendra compte par la suite que la Norma Bates autoritaire et castratrice qu’il s’est créé fera irruption dans son esprit à chaque tentation. La saison 4 est très interessante car grâce au séjour de Norman à Pineview Institute, on découvrira le personnage qui habite le jeune homme. Ce personnage féminin tourmentée et machiavélique, cette mère autoritaire. J’ai trouvé cela angoissant et flippant de voir Norman quitter son esprit pour devenir Norma. Tout change chez lui, le regard, les attitudes. C’est vraiment une belle plongée dans l’inconscient du tueur de Psychose.

Concernant la relation mère-fils, lors de la première saison elle est très fusionnelle et se dégrade quand Norma décide de faire interner son fils. À partir de la saison trois, rien ne va plus entre Norma et Norman. Rêvant d’être sa mère, l’aimant de manière fusionnelle, ayant peur de l’abandon, Norman prendra très mal l’arrivée d’un homme dans la vie de celle-ci et commettra l’irréparable.

J’ai arrêté mon histoire avec la Famille Bates il y a déjà une semaine. Je compte bien suivre la fin des aventures de Norman dès la diffusion de la saison 5 qui s’annonce pleine de rebondissements avec l’arrivée du célèbre personnage de Marion Cranes, incarné par Rihanna.

J’espère que je vous aurais donné envie de découvrir ou de continuer cette série !

Voici le trailer de la saison 5 en vidéo :

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